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ÉVÉNEMENTS TRAGIQUES
1902 Un incendie détruisit de fond en
comble la boulangerie de monsieur Évariste Laquerre, ainsi
que sa maison et celle de Moïse Laquerre. La magasin de Télesphore
Baril fut épargné, grâce au travail ardu de
la part de nombreux pompiers volontaires et à la présece
de monsieur le curé Moreau.
1904 Un autre événement tragique
se produisit. Les concessions forestières de la Compagnie
Lunber couvraient tout le territoire de Ste-Philomène à
Villeroy. L’hiver, de nombreux chantiers opéraient
sur ce territoire boisé. La compagnie avait bâti,
au milieu de ses chantiers, un vaste campements pou loger et pensionner
les « draveurs ». Monsieur Télesphore Badeau,
un citoyen assez âgé de Fortierville, avait la charge
de la maintenance de ce campement, tout en surveillant la chute
des billots de bois dans la rivière. Il était exactement
deux heures de l’après-midi. Sur ces entrefaites,
un travailleur de Lyster entre dans le campement avec une boîte
de dynamite gelée. Il plaça les bâtons de
dynamite dans une casserole de fer, qu’il mit sur le poêle
qui chauffait. Au bout de 5 minutes, une explosion terrible se
produisit. Instantanément, le campement fut soulevé
à 40 pieds dans les airs. Mais, chose des plus étonnantes,
le plancher du campement était resté intact et le
Père Badeau était demeuré assis dans sa berçante
et n’avait subi aucune blessure. Mais le choc du bruit fut
si terrible qu’il demeura complètement sourd pour
le reste de sa vie.
1906 On était au milieu de l’été
et une grande période de sécheresse sévissait
dans la région. 240 hommes travaillaient « au plumage
d’écorce » du bois de papier sur le territoire
de la compagnie Lumber. Le feu éclata alors en différents
endroits de la forêt et il se propagea avec rapidité.
Nos travailleurs se trouvèrent encerclés par le
feu et notre village était réellement menacé.
Mais le ciel ne se montra pas insensible aux ardentes prières
qui lui avaient été adressées. À 11
heures du soir, une pluie des plus abondantes s’abattit
sur la région et dura toute la nuit; l’incendie s’éteignit
complètement.
1907 L’abbé Moreau se rendit au
moulin à scie de monsieur Achille Laquerre par affaires.
Il alla rencontrer le propriétaire et s’approcha
malheureusement trop près d’une machine. Ses vêtements
demeurèrent coincés dans l’engrenage des roues
et, sans sa force herculéenne, il n’aurait pas échappé
à la mort. Le choc fut par contre si dur qu’il tomba
gravement malade et, après 8 mois de souffrances, il décéda,
le 2 février 1908, à l’âge de 66 ans
et 7 mois.
1923 L’abbé Massé, qui
souffrait d’insomnie, voulait faire du travail manuel sur
la terre de la Fabrique. Il était à casser de grosses
pierre à la dynamite, quand une forte charge lui explosa
à la figure. Sa mort fut instantanée.
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