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LES DÉBUTS
Le 25 avril 1674, le Comte de Frontenac, gouverneur
de la Nouvelle-France, concédait à Pierre de St-Ours,
capitaine du Régiment de Carignan, un terrain de deux lieues
de front, le long du fleuve St-Laurent, à commencer, quatre
arpents en deçà de la Rivière du Chêne,
en montant le long du fleuve et de deux lieues de profondeur.
Ce fief reçut le nom de Seigneurie de Deschaillons. De
1724 à 1854, la succession St-Ours demeura propriétaire
de ladite Seigneurie. Les privilèges féodaux furent
abolis le 18 décembre 1854 et le territoire passa alors
aux mains des King, grands financiers de Sherbrooke et constructeurs
du chemin de fer « Lotbinière et Mégantic
».
Comme notre territoire se trouvait à
l’ouest de la Seigneurie de Deschaillons, ceux qui vinrent
s’établir ici eurent à payer des rentes seigneuriales
jusqu’au 11 novembre 1940, alors que le gouvernement provincial
fit le rachat de ces rentes.
Les premiers colons venus de St-Pierre-les-Becquets
et de Deschaillons commencèrent à coloniser la paroisse
vers le milieu du 19e siècle. Ils travaillèrent
au gré de leur caprice et s’installèrent là
où ils le voulaient. Dans les premiers défricheurs,
on trouve les noms de : Michel Goron, P. Mailhot, M. Barabé
et Joseph Gouin (parenté de Sir Lomer).
Mais les premiers établissements se
firent dans le rang 5, connu sous le nom de Pins Secs et Veste
Bleue. Ce furent messieurs Joseph Mailhot, Olivier Jacques et
Pierre Laquerre qui s’établirent en premier à
Fortierville en 1850. En 1854, Jean-Baptiste Lemay vint s’établir
dans le rang connu sous le nom Grand Brûlé. Il resta
longtemps seul. En 1875, J.-B. Fortier et Wilbrod Fortier se fixèrent
dans le rang 6.
En 1863, dans le rang Frontenac, ce fut Jérémie
Tousignant que l’on surnommait « le père Fanfan
» à cause de son affection pour les enfants. Un peu
plus tard, Ovide Tousignant s’installa lui aussi dans ce
même rang. Dans le rang 6, Télesphore Neault fut
un des premiers colons. En 1871, dans le rang St-Sauveur, s’établirent
messieurs Isaac Poisson, Octave Gagnon, Joseph Auger et Ovide
Grimard. Vers 1872, Antoine Croteau et Thomas Beaudet vinrent
habiter le rang 7, aujourd’hui appelé le rang St-Antoine.
À l’extrémité ouest du même rang,
on retrouvait les Labrecque. D’autres noms apparaissent
dans les vieux registres de la paroisse. On peut difficilement
les nommer tous : les Lebeuf, Paris, Roux, Charland, Brisson,
Marcotte, Laliberté, Jacques, Baril, Auger, Lacroix, Badeau
et les Martel.
La municipalité de la paroisse de Ste-Philomène
fut érigée civilement le 1er mai 1882, en vertu
du code municipal.
En 1882, les rangs 5, 6 et 7 étaient
à peu près colonisés et déjà,
au village, on avait bâti quelques maisons et des magasins
commençaient à s’ouvrir.
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